Notre histoire
Par où ça a commencé, qui vit avec nous, et où nous voulons arriver.
Violeta

Il y a eu, avant tout le reste, une petite chienne. Violeta.
Elle n'est plus là. Ce projet porte son surnom — patinha, « petite patte » en portugais — et c'est sa patte qui sert de porte à ce site.
Elle nous a appris ce qu'on ne comprend qu'une fois : qu'un animal qu'on décide de ne pas abandonner change une vie entière, et pas seulement la sienne. Rien de ce qui suit n'aurait existé sans elle.
Ceux qui sont venus après
Chacun est arrivé avec sa part de casse, et chacun a prouvé qu'un animal abîmé peut se remettre debout.


Lili, la Commandante
Chienne des rues de Roumanie, poil brun, arrivée avec la méfiance de celles qui ont dû se débrouiller seules. C'est elle qui donne les ordres, et c'est elle qui veille sur les deux autres. On ne discute pas avec la Commandante.
Noupi, le mouton
Chien de chasseur, placé pour garder des moutons. Il a fini par se prendre lui-même pour un mouton — et il avait plus peur que les moutons. C'est le cœur tendre de la maison, celui qu'on protège.
Piccolino, el Padrino
Loulou de Poméranie. Trois kilos, et l'assurance d'un parrain. Il ne parle jamais fort : c'est nous qui nous penchons pour l'entendre. Dans cette maison, on ne prend pas — on demande. Une croquette, une place sur le canapé, le meilleur coussin : tout passe par lui, et tout se paie en câlins. Il ne mord pas, il négocie.
Et le soir, le parrain vient dormir contre vous. Même les parrains ont besoin qu'on les protège.
Par où ça a commencé
Nous avons cherché longtemps, puis nous avons trouvé le lieu. Un terrain de 22 440 m² à Alenquer, dans le district de Lisbonne, acquis en février 2026, avec une vieille maison de 63 m² à relever entièrement.
Il n'y a rien là-bas aujourd'hui : pas d'eau sur le terrain, pas de clôture, une ruine. C'est de là qu'on part, et nous le montrons tel quel.
Où nous voulons arriver
Des enclos ouverts sur la terre, pas des cages. Des animaux qui vieillissent tranquillement quand personne ne veut plus d'eux. Une maison relevée où des bénévoles dorment, mangent, et repartent en ayant servi à quelque chose.
Et plus tard, quelques hébergements ruraux qui font vivre le lieu — pour que la nourriture, le vétérinaire et l'eau ne dépendent pas de la générosité du mois.
Nous ne promettons pas de tout sauver. Nous préférons bien faire pour quelques-uns.
Ils nous ont appris qu'un animal abîmé ne demande pas la pitié. Il demande une place. C'est ce que nous voulons construire, au nom de Violeta.
La collecte est ouverte. Elle est tenue à titre personnel ; l'association est en cours de constitution.